carrières et carriers de grès du massif de Fontainebleau et alentours

Bien connus des amateurs de randonnée mais surtout d’escalade, les grès de Fontainebleau eurent longtemps une vocation tout autre : durant des siècles, ils ont été débités afin de servir à la construction, celle du palais et des maisons anciennes mais aussi pour le pavage des rue de la capitale grâce à la Seine qui en facilitait le transport. Aujourd’hui silencieuses, les multiples carrières ont laissé bien des traces qui font aujourd'hui partie du patrimoine. Ce blog propose de populariser toutes les initiatives qui visent à valoriser ou mieux faire connaître ce patrimoine auprès du grand public

Un bel exemple de longue trace de mortaise au Grand Mont Chauvet dans le massif de Fontainebleau

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Trace de mortaise au Grand Mont Chauvet, 2018. Cliché P. Dubreucq.

Cette trace de mortaise figure parmi les plus longues repérées en forêt de Fontainebleau sur un bloc de grès. Elle mesure 1,5m environ. On remarque bien la forme d’abord évasée de la mortaise avec ensuite un fond plus étroit. Le bloc est situé dans le secteur nord du Grand Mont Chauvet dans une carrière à proximité de la route des Hauteurs de la Solle (parcelle 260). Selon Pierre Dan, le grès qui a servi à la construction du Château de Fontainebleau fut extrait du Grand Mont Chauvet (voir la publication du 14 juin 2020 consacrée au banc royal). Selon F. Herbet (1903), on y exploite des carrières en 1638, 1640, 1658.  Selon P. Domet (1873), le Grand Mont Chauvet fait partie de la liste des cantons autorisés à l’exploitation des carriers par l’arrêté des Consuls du 21 octobre 1801. Cette autorisation est renouvelée par l’arrêt de l’administrateur général des forêts de la Couronne, en forme de cahier des charges du 16 septembre 1809. Enfin l’ordonnance royale de 20 avril 1825 confirmée par celle du 20 mars 1830 indique que le « banc royal, au triage du Grand-Mont-Chauvet sera réservé uniquement au château de Fontainebleau attendu la qualité de sa pierre ».

Dater une carrière est un exercice difficile. Il fut un temps où je pensais que la taille des mortaises pouvait servir d’indice pour mesurer l’ancienneté d’une carrière. Plus elles sont longues et espacées plus elles seraient anciennes. Certes, les carrières en exploitation au XXème siècle en dehors de la forêt domaniale montrent des mortaises de petite taille, nombreuses et rapprochées mais les choses ne sont pas aussi simples pour les siècles qui précèdent. On peut rencontrer dans une même carrière plusieurs tailles de mortaises. J’y reviendrai dans d’autres publications. Pour en savoir plus sur les mortaises et leurs traces consulter les publications des 15 et 16 juin 2020. Patrick Dubreucq.

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