carrières et carriers de grès du massif de Fontainebleau et alentours

Bien connus des amateurs de randonnée mais surtout d’escalade, les grès de Fontainebleau eurent longtemps une vocation tout autre : durant des siècles, ils ont été débités afin de servir à la construction, celle du palais et des maisons anciennes mais aussi pour le pavage des rue de la capitale grâce à la Seine qui en facilitait le transport. Aujourd’hui silencieuses, les multiples carrières ont laissé bien des traces qui font aujourd'hui partie du patrimoine. Ce blog propose de populariser toutes les initiatives qui visent à valoriser ou mieux faire connaître ce patrimoine auprès du grand public

Monticules d’écales recouverts de végétation au Rocher du Long Boyau dans le massif de Fontainebleau

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Monticules d’écales recouverts de végétation, 2016. Cliché P. Dubreucq.

Lorsque la platière de grès est exploitée durablement et avec intensité, il lui arrive de reculer de plusieurs dizaines de mètres voire de disparaître totalement. C’est ce que l’on peut observer, à proximité du sentier des carriers dans la partie orientale du Rocher du Long Boyau où les carrières se sont multipliées dans la seconde partie du XIXème siècle conjointement sur le versant nord et le versant sud (parcelles 120-121). Il ne reste alors que les monticules d’écales peu à peu recouverts de végétation. Le paysage est transfiguré

Selon P. Domet, le canton du Long Boyau  est ouvert aux carriers sous le Second Empire par  » l’Empereur lui même » pour répondre « aux sollicitations des carriers ». Cependant nous savons, grâce aux archives municipales, que dès 1848, cinq carriers de Fontainebleau y travaillent pour le compte de la ville. Grâce à un « état général des carriers » dressé par l’administration forestière afin d’aider le commandant de gendarmerie de la garde impériale du Palais à assurer la sûreté de l’empereur Napoléon III lors de son séjour à Fontainebleau, nous savons que 43 carriers travaillent au Rocher du Long Boyau en 1858. 33 habitent Fontainebleau dont 13 dans la rue Saint-Merry. Patrick Dubreucq

 

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