carrières et carriers de grès du massif de Fontainebleau et alentours

Bien connus des amateurs de randonnée mais surtout d’escalade, les grès de Fontainebleau eurent longtemps une vocation tout autre : durant des siècles, ils ont été débités afin de servir à la construction, celle du palais et des maisons anciennes mais aussi pour le pavage des rue de la capitale grâce à la Seine qui en facilitait le transport. Aujourd’hui silencieuses, les multiples carrières ont laissé bien des traces qui font aujourd'hui partie du patrimoine. Ce blog propose de populariser toutes les initiatives qui visent à valoriser ou mieux faire connaître ce patrimoine auprès du grand public

Á propos des mortaises creusées par les anciens carriers de grès du massif de Fontainebleau

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Dubreucq Fourceau 2019 DSC01732

Mortaise dans un bloc de grès au Rocher Fourceau, 2019, cliché P. Dubreucq.

Voici un exemple de mortaise bien conservée dans un bloc qui n’a finalement pas été totalement débité au Rocher Fourceau. Qu’est-ce qu’une mortaise ?  Paul Domet dans son histoire de la forêt de Fontainebleau publiée en 1873 nous dit qu’il s’agit d’une sorte de gouttière creusée dans la roche à l’aide d’un « marteau pointu » dans laquelle « on introduit ensuite des coins en fer qui, enfoncés à tour de bras, font fendre les blocs de grès ». C’est le procédé le plus courant pour abattre et débiter la roche de grès dans les siècles passés. S. Dupain dans son histoire du pavé de Paris publiée en 1881 précise : « On opère la cassure en déchargeant de très haut sur le coin (…), de grands coups d’une masse de fer dont le manche est long et flexible. Chaque coup imprime et transmet dans toutes les molécules de l’épaisseur du banc… une secousse profonde et un ébranlement violent et comme l’effort du coin est à la fois vertical et latéral, le bloc finit par se fendre et la dalle s’en sépare”. Les mortaises appelées aussi boîtes à coins ont des tailles très variables. Leur profondeur ou leur largeur n’excède généralement pas 10 cm dans les exploitations anciennes.  Leur longueur peut varier de 1,5 mètre à quelques centimètres. Elles sont alors plus nombreuses et rapprochées. C’est ce dernier type que l’on observe dans les exploitations du XXème siècle en dehors de la forêt domaniale. Patrick Dubreucq.

Une réflexion sur “Á propos des mortaises creusées par les anciens carriers de grès du massif de Fontainebleau

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